Un rendez-vous anti-déprime du dimanche soir.
Un refuge inspirationnel pour toutes où chaque victoire est importante
et le jugement laissé-pour-compte.

La puissance d’être soi-même

 

Dans le langage courant, un homme « fort » est un homme sûr de lui, en confiance. Une femme « forte » désigne, paradoxalement, une femme en
« surpoids », manière politiquement correct de dire « grosse ».

 

La langue française a tendance à nous tromper, et à ne pas franchement nous valoriser. La puissance du langage réside dans le choix des mots, et les connotations qu’ils renvoient.

 

Le poids des mots peut devenir un fardeau quotidien. Mais surtout, fausser la perception que l'on a de nous-même.

 

J’ai longtemps été en rébellion et en révolte, face à ces discriminations. J’arrachais ma force, je volais des territoires. Je m’imaginais telle une sorcière du XVIe siècle, avec une force inconnue et méprisée.

 

Cette force qui effraie et qui mène à la mort :
je devais la défendre avec ardeur.

 

J’étais à la merci de mon égo. En réalité, j’étais épuisée de me battre.
Ma force était constamment en guerre.

 

Je suis issue d’une lignée de femmes fortes.
Dès le berceau, la prophétie était ainsi : je ne serais pas seulement une femme, je serais une femme en puissance.

 

Mais qu'est-ce que la puissance quand elle est tournée contre soi-même ?

 

J'ignorais alors une chose essentielle : le combat était inutile.
J’avais toute la force nécessaire en moi, pour reprendre le contrôle de ma vie et de mes envies. Et pour tout simplement, m’aimer.

 


Se recentrer à nouveau

 

Un jour j’ai décidé de partir, à la rencontre de mon âme.
J’étais prisonnière de mes émotions. Je n’avais plus la force d’être forte.
Je ne me reconnaissais plus.

 

J’ai alors trouvé refuge dans la forêt pendant une semaine.
Sept jours de retraite, coupée de tout : téléphone, internet, en bref,
plus de réseaux sociaux..

 

J’ai médité, marché. Le yoga m’a permise de me retrouver. J’ai affronté mes peurs, face au silence, en allant à la rencontre de mon essence : de ce qui me fait vibrer, au plus profond de moi.

 

Je me suis finalement alignée avec moi-même. Tel un arbre massif au milieu d’une tempête : le vent peut souffler, les branches bouger, mais les racines, elles, restent ancrées. 

 

J’ai appris que mes émotions étaient connectées à mon fort intérieur.
Comme des courants qui me traversent, elles révèlent les zones d'ombre et de lumière. Quand celles-ci prennent le dessus et deviennent incontrôlables :
je ne suis plus en accord avec mon âme.

 

J’observe alors ces émotions, et ne les juge pas. Je ne cherche pas à les atténuer mais à les comprendre : tel un jeu de piste à échelle humaine.

 

La compréhension de mes émotions, ainsi que leur genèse, provoquent en moi comme une prise de recul, puis un détachement. 

 

J’ai de l’empathie pour moi-même, et pour le monde.
Je relativise et je deviens une forteresse intouchable.
Plus rien n’a d’impact négatif car je me connais de l’intérieur. 

 


Aimer se faire du bien

 

Ma première force est de m’accepter telle que je suis.

 

Une force intérieure, tranquille, sans lutte.
Sur ce chemin d’acceptation, j’ai pris la main de mes proches.

 

Et, la magie s’est opérée. Mes enfants, mes parents, mes ami.e.s.
On ne se juge plus, on essaye de se comprendre.

 

J’ai alors trouvé mon rituel personnel : un temps d'amour et de plaisir, exclusivement voué à mon bien être.

 

30 minutes pour soi :
On s'honore de sa présence, on se remercie et on se félicite.

 

À faire tous les matins !
On observe des résultats positifs à partir de 40 jours.

 

Les 30 minutes se décomposent :

 

• 10 minutes de méditation :
Le matin, on s’étire doucement en réveillant
et en ressentant tous ses muscles.

 

• 10 minutes d'écriture :
On se décharge de tout ce dont on a besoin d'évacuer,
à l'instinct, sans réfléchir et sans se juger.

 

• 10 minutes dans la journée :
On est seule et on ne fait RIEN.
Sans aucun but : juste être.

 

Vous êtes votre plus belle force.

 


 

Je vous laisse avec mes 2 inspirations de la semaine :

 


« Être une femme » : une chanson qui me donne
de la force et qui m’émeut.
Je prends conscience de toutes les femmes
qui sont en moi.



Découvrir l’incroyable puissance.
Reconnecter chaque femme à son pouvoir,
en faisant d’elle une digne héritière
des guérisseuses
et des sages- femmes d’antan.


 

J'espère que cette deuxième lettre aura résonné en vous.

 

Dites-moi ce que vous en avez pensé !
Je vous souhaite une belle semaine.

 

Emmanuelle